C’est quoi l’anxiété de séparation ?

Tu as peut-être déjà cherché « anxiété de séparation chien » sur Google. Tu as regardé des vidéos YouTube, lu des dizaines d’articles ou testé les conseils de proches.

Et pourtant… taon chien·ne continue de paniquer dès que tu pars.

La raison est simple : on met souvent sous le même nom des problèmes qui n’ont pas la même origine.

Avant de parler de solutions, d’exercices ou de protocoles, il faut donc comprendre ce dont on parle réellement.

Les troubles liés à la solitude : un terme plus juste

On entend très souvent parler d’« anxiété de séparation », mais cette expression est utilisée un peu à toutes les sauces.

Aujourd’hui, les professionnel·les préfèrent utiliser le terme troubles liés à la solitude (TLS), car il englobe plusieurs situations différentes (Assis & Mills, 2021).

Pourquoi ? Parce que toustes les chien·nes qui souffrent pendant les absences ne vivent pas exactement la même chose.

Chez certain·es chien·nes, la détresse apparaît lorsqu’iels sont séparé·es de leur ou leurs figure(s) d’attachement. Tant que leurs humain·es sont présent·es, tout va bien. Ce qui est difficile pour elleux, c’est la séparation.

On parle alors traditionnellement d’anxiété de séparation.

Chez d’autres chien·nes, la difficulté concerne davantage le fait d’être seul·e, peu importe qui est parti. Une présence humaine, ou parfois animale, suffit à les rassurer.

On parle alors plutôt de détresse d’isolement.

Dans la réalité, ces catégories ne sont pas des cases fixes. Chaque chien·ne possède son propre profil émotionnel et peut présenter différentes caractéristiques sur un spectre de difficultés liées à la solitude (Overall, 2013 ; Assis & Mills, 2021).

Le problème : les TLS sont encore très mal compris

Les troubles liés à la solitude sont parmi les difficultés comportementales les plus mal interprétées.

Pourquoi ?

Parce qu’un même comportement peut avoir plusieurs causes.

Un chien·ne qui détruit, aboie ou s’agite pendant une absence peut :

  • souffrir réellement de troubles liés à la solitude ;

  • s’ennuyer ;

  • être frustré·e ;

  • réagir à des bruits extérieurs ;

  • avoir appris que certains comportements permettent d’obtenir une réaction.

Le comportement visible est parfois identique… mais l’émotion derrière ne l’est pas.

Et c’est là que les choses se compliquent : si on travaille sur le mauvais problème, on risque de perdre du temps, de l’énergie et de l’argent, tout en laissant lae chien·ne continuer à vivre une situation difficile.

Non, taon chien·ne n’est pas « trop attaché·e »

Tu as peut-être déjà entendu :

  • « Il/elle est trop attaché·e à toi. »

  • « Il faut le/la rendre plus indépendant·e. »

  • « Ne le/la laisse plus te suivre partout. »

  • « Ne le/la laisse plus dormir avec toi. »

  • « Fais-lui moins de câlins. »

Cette vision est encore très répandue… mais elle ne correspond pas aux connaissances actuelles.

Un lien d’attachement sécurisant n’est pas la cause des troubles liés à la solitude. Au contraire, une relation stable et prévisible avec ses humain·es participe au sentiment de sécurité de lae chien·ne (Sherman & Mills, 2008 ; Overall, 2013).

Un·e chien·ne qui souffre pendant les absences n’est pas « capricieux·se », « manipulateur·ice » ou « trop dépendant·e ».

C’est un individu qui ressent une émotion difficile et qui n’a pas encore les compétences nécessaires pour la gérer.

Il n’existe pas UNE méthode miracle

C’est probablement la chose la plus importante à comprendre.

Il n’existe pas un protocole universel qui fonctionne pour toustes les chien·nes.

Deux chien·nes peuvent aboyer pendant une absence, détruire une porte ou hurler pendant plusieurs minutes… tout en ayant besoin d’un accompagnement totalement différent.

Pourquoi ?

Parce que derrière un même comportement peuvent se cacher des histoires, des apprentissages et des émotions différentes.

Copier un protocole trouvé sur Internet sans comprendre le profil de son chien·ne, c’est prendre le risque de faire du sur-place, voire d’aggraver la situation.

Quand demander de l’aide ?

Il est recommandé de demander de l’aide dès que votre chien·ne manifeste des signes de détresse lorsqu’iel est seul·e.

Cela peut inclure :

  • des vocalises (aboiements, pleurs, hurlements) ;

  • de la destruction ;

  • de l’agitation ;

  • du halètement ou une incapacité à se poser ;

  • une hypervigilance ;

  • des changements de sommeil ou d’alimentation ;

  • de la malpropreté.

Même si la situation vous semble « gérable », la souffrance émotionnelle mérite d’être prise au sérieux.

Si vous vous sentez perdu·e, coupable ou que vous avez l’impression d’avoir tout essayé, cela ne signifie pas que vous avez échoué.

Les TLS sont des problématiques complexes qui nécessitent souvent un accompagnement personnalisé.

Je vous accompagne pendant 12 semaines

J’accompagne les gardien·nes de chien·nes qui rencontrent des difficultés liées à la solitude grâce à un suivi entièrement en visioconférence.

Pendant 12 semaines, nous construisons ensemble un accompagnement adapté au profil émotionnel de votre chien·ne, à votre quotidien et à vos objectifs.

Vous bénéficiez d’un plan personnalisé, d’exercices progressifs et d’un suivi régulier pour avancer étape par étape vers des absences plus sereines.

L’objectif n’est pas de forcer votre chien·ne à « supporter » la solitude.

L’objectif est de lui apprendre progressivement qu’être seul·e peut devenir une expérience sécurisante.

Séances mentorées par Pawer Comportement Canin.

Sources

  • Assis, L. S., & Mills, D. S. (2021). Separation-related problems in companion dogs: A systematic review.

  • Overall, K. L. (2013). Manual of Clinical Behavioral Medicine for Dogs and Cats.

  • Sherman, B. L., & Mills, D. S. (2008). Canine anxieties and phobias: An update on separation anxiety and noise aversions.

  • Formation « Avant la solitude » – Pawer Comportement Canin.

Suivant
Suivant

Les premières semaines avec votre chiot à Marseille : pourquoi elles comptent vraiment (et comment ne pas les rater)